Tchad | Littérature : “La houe et le bic”, l’autobiographie de Dr Mougabé Koslengar présentée à N’Djamena.

Dans son premier ouvrage de 96 pages, l’écrivain originaire de la Tandjilé explore la tension entre tradition et modernité au Tchad.

La salle bleue de l’ONAMA a accueilli ce vendredi 28 août 2026 la présentation et la dédicace de “La houe et le bic”, premier livre de Dr Mougabé Koslengar.

Né le 24 septembre 1982 à Guelendeng, dans une famille modeste de la Tandjilé, l’auteur fait ainsi son entrée dans le cercle des écrivains tchadiens.

En 7 chapitres et 96 pages, “La houe et le bic” se présente comme un récit autobiographique. L’ouvrage met en scène le regard d’enfants déterminés pour interroger la décolonisation des mentalités et les tensions sociales d’un pays marqué par l’histoire coloniale.

Au cœur du livre : la dualité entre deux symboles. D’un côté la houe, outil de la terre et de la sagesse orale transmise au coin du feu. De l’autre le bic, instrument de l’école et du savoir académique. Selon l’auteur, nous avons le bic qui est venu nous trouver, mais nous ne devons pas oublier la houe qui était avec nous. L’auteur plaide pour une réconciliation entre les deux héritages.

La présentation de l’ouvrage a été assurée par Dr Abderrahmane Ali Haggard. Il a salué la portée du texte et invité le public tchadien à se l’approprier.

La critique littéraire, conduite par Jean-Bosko Mangua, a quant à elle souligné l’importance du message porté par le livre. Tout en rappelant que “l’œuvre humaine n’est jamais parfaite”, le critique a estimé que “La houe et le bic” mérite une lecture et une réflexion approfondies.

Avec ce premier essai, Dr Mougabé Koslengar propose une réflexion sur l’identité tchadienne, entre mémoire des ancêtres et exigences du monde moderne.

Gaktoua Assane Jérémie/Tchad-View Média