
Les patrons et acteurs de la presse privée tchadienne tirent la sonnette d’alarme. Réunies à N’Djaména ce mercredi 9 septembre 2026, quatre organisations faîtières majeures, l’Union des Radios Privées du Tchad (URPT), le Patronat de la Presse Tchadienne (PPT), l’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) et l’Association des Éditeurs de la Presse Privée du Tchad (AEPT) ont publié un communiqué conjoint exigeant le versement immédiat et effectif de l’Aide à la Presse.
Confrontés à des conditions de travail précaires et à des difficultés économiques croissantes, les représentants des médias rappellent que le paiement de cette subvention accuse un retard de plus de deux ans, sans compter les arriérés des années antérieures.
Dans un communiqué, les associations soulignent le rôle central des médias dans l’information et la sensibilisation citoyenne, piliers essentiels de la démocratie. Elles précisent que cette aide financière ne saurait être perçue comme une « aumône », s’appuyant sur les textes juridiques qui la régissent, notamment la loi N° 29/PR/94 du 22 août 1994 et son décret d’application N° 414/MR/MC/99 du 05 octobre 1999.
Pour pérenniser le secteur et garantir l’exercice du métier dans des conditions dignes, les faîtières adressent cinq exigences principales au gouvernement dont :
– Le versement immédiat et régulier de la subvention à la presse ;
– Le renforcement des mécanismes de soutien aux médias privés ;
– L’amélioration des conditions d’exercice professionnel ;
– La mise en place d’un cadre de dialogue permanent entre les autorités et les organisations de presse ;
– La garantie de la pérennité des entreprises de presse au Tchad.
Les signataires rappellent également au Premier ministre et à son gouvernement que ce gel financier va à l’encontre des engagements pris directement par le Président de la République lors de ses rencontres avec les professionnels de la presse.
Bien qu’elles réaffirment leur ouverture au dialogue et à la concertation avec les pouvoirs publics, les organisations faîtières accordent un « bref délai » au gouvernement pour apporter des réponses concrètes.
Si leurs revendications restent sans suite, les médias préviennent qu’ils utiliseront tous les moyens légaux et pacifiques pour se faire entendre. Parmi les actions envisagées figure notamment l’organisation de « journées sans presse », suspendant ainsi la diffusion de l’information sur l’ensemble du territoire.
La Rédaction

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