
Le 28 novembre 1958, le Tchad, alors sous protectorat français, accédait au statut de République. Ce jour marquait l’espoir d’un peuple aspirant à se libérer du joug colonial pour devenir maître de son destin. Les Tchadiens rêvaient d’un pays uni, fondé sur le travail et le progrès, où la justice et l’équité guideraient leur avenir commun.Soixante-sept ans plus tard, cet espoir semble encore inaccessible. “Le bilan demeure sombre : le Tchad peine encore à devenir pleinement une République”, a déploré Hoinathy M. Claudia. Elle souligne que le pays reste confronté à des défis colossaux et que son avancement ne pourra se faire dans un climat d’oppression, de peur, d’injustice et d’inégalités.Pour construire un avenir meilleur, la présidente par intérim appelle à un dialogue inclusif et sincère entre les filles et fils du Tchad. “Nous devons d’abord nous libérer des prisons obscures dans nos têtes et des vices qui freinent notre développement”, a-t-elle affirmé, insistant sur la nécessité d’unir les intelligences collectives dans un esprit de construction plutôt que de destruction.Hoinathy M. Claudia conclut son message en appelant à une action urgente et symbolique : “La base en ce jour, c’est la libération de tous les prisonniers politiques.” Une étape essentielle, selon elle, pour rétablir la confiance, préserver l’héritage commun de la République et bâtir un Tchad réellement juste et équitable.
Gaktoua Assane Jérémie/Tchad-View Média

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